25 Oct Deep Purple en démonstration à l’Adidas Arena
Ce jeudi 22 octobre, Deep Purple a investi l’Adidas Arena en compagnie des Britanniques de Jayler pour la première date française de sa nouvelle tournée européenne. Retour sur une très belle soirée lors de laquelle le quintet a une nouvelle fois prouvé son statut de groupe culte.
Deep Purple fait partie de ces groupes mythiques qui ont marqué durablement la musique. Et pour cause : les Britanniques, qui se sont formés en 1968, sont considérés comme les pionniers du hard rock. Impossible, donc, de rater leur passage à Paris, première date d’une tournée de cinq concerts dans l’Hexagone. Ce jeudi 22 octobre, c’est à l’Adidas Arena que le groupe a choisi de réunir ses fidèles pour un concert d’un peu plus d’une heure trente.
Mais place, d’abord, à Jayler, un jeune groupe britannique originaire des Midlands. Et on comprend vite pourquoi ils ont été choisis pour ouvrir cette tournée. Leur style musical (et vestimentaire), très inspiré par les années 70, colle parfaitement à l’ambiance de la soirée. Leur énergie impressionne dès leur entrée sur scène avec l’excellent Down Below, tiré de leur premier album, Voices Unheard, et, pendant près de 45 minutes, les titres s’enchaînent sans temps mort. Le public, pourtant assis, montre son enthousiasme en applaudissant copieusement le quatuor, et on ne voit pas le temps passer. Lorsque le chanteur, James Bartholomew – qui n’est pas sans rappeler un certain Robert Plant dans son look et son attitude -, annonce le retour de son groupe à Paris pour un concert le 28 février à La Maroquinerie, on est donc ravi.

Après un set aussi énergique, l’attente avant l’arrivée sur scène de Deep Purple se fait un peu longue. Il faut patienter jusqu’à 21h30 pour que les lumières s’éteignent enfin à nouveau et laissent apparaître les pochettes des anciens albums du groupe sur un écran géant. Lorsqu’Ian Gillan et sa bande font leur entrée sur scène, ils sont ovationnés par la salle. Les premières notes du classique de 1972 Highway Star résonnent alors, suivi par A Bit on the Side, paru, elle, en 2024. Car ce soir, plutôt que de se reposer uniquement sur ses classiques, Deep Purple va régulièrement alterner avec des morceaux plus récents, comme Arrogant Boy, issu de l’album Splat! sorti le 3 juillet dernier, dont la version live n’a rien à envier aux titres plus anciens du groupe.


Ce qui frappe aussi, c’est que, si le show est parfaitement rodé, on ressent le plaisir qu’ont les musiciens d’être ensemble sur scène. Régulièrement, on peut les voir échanger des sourires et rigoler, notamment Ian Gillan et Simon McBride, petit dernier à avoir rejoint les rangs de Deep Purple en 2022. Celui-ci est d’ailleurs régulièrement mis en avant, notamment le temps d’un très beau solo de guitare. En parlant de solo, impossible de ne pas également mentionner le claviériste Don Airey qui proposera ce soir un medley qui verra le Mr Crowley d’Ozzy Osbourne côtoyer Le Boléro de Ravel et une Marseillaise accueillie chaleureusement. Airey en profitera d’ailleurs pour se faire servir un verre de vin rouge par un technicien ayant revêtu un élégant costume de serveur, et prendra le temps de savourer une gorgée avant de retourner à ses claviers puis d’être rejoint par le reste du groupe pour Perfect Strangers.

Tous ces moments permettent aux musiciens d’être mis en valeur – génial Roger Glover à la basse, et imperturbable Ian Paice à la batterie -, mais aussi à Gillan de reposer sa voix. Et pour cause, à 81 ans, si celui-ci a toujours du coffre, il n’a d’autre choix que de se préserver afin d’assurer ces 1h30 de show. Mention spéciale, d’ailleurs, à sa superbe interprétation de Sometimes I Feel like Screaming, et au très groovy Lazy Sod. Si Gillan disparait parfois en fond de scène, il interagit tout de même régulièrement avec le public, racontant des anecdotes avant d’introduire des chansons, et encourageant la salle à reprendre en chœur le célèbre Smoke on the Water. Et si le public s’exécute avec brio, on regrette la configuration entièrement assise de la fosse. Les applaudissements sont certes fournis, mais rares sont celles et ceux qui se lèvent pour danser. Seul un spectateur ose finalement s’approcher de la barrière pour vivre pleinement son concert alors que le groupe interprète Space Truckin’ (soit le 14e morceau de la soirée).

Pour clore cette soirée en beauté, Deep Purple opte pour deux autres classiques : Hush et Black Night, dont le public entonnera les “Oh oh oh”, encouragé par un Simon McBride illuminé par les projecteurs sur le devant de la scène. Ian Gillan remercie alors chaleureusement le “magnifique” public parisien avant de quitter la scène en chantant Goodnight, I’ll see you in my dreams.
Deep Purple se produira au Zénith de Strasbourg le 10 novembre, à l’Arkéa Arena de Bordeaux le 12, au Zénith de Nantes le 13 et enfin à la LDLC Arena de Lyon le 15. Pour les derniers billets, c’est par ici !
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