Twin Atlantic – GLA

Les Ecossais de Twin Atlantic nous ravissent avec leur dernier opus GLA et ses riffs de guitare endiablés qui vous feront danser même au bureau.

GLA est le quatrième album studio du quatuor écossais Twin Atlantic. Dès la première écoute, on peut observer la cohérence qu’il présente dans son son, ainsi que dans son arrangement, riche et puissant. Sa production est signée à Los Angeles, comme son prédécesseur Great Divide, par l’irlandais Jacknife Lee, qui a déjà travaillé avec d’immenses groupes tels U2, Snow Patrol, Weezer, ou encore les tout aussi écossais Biffy Clyro. Il s’agit donc d’une grosse production, à l’américaine, et cela s’entend particulièrement dans certains morceaux, comme Missing Link, qui peut parfois rappeler un bon tube de Sum 41, diffusant d’une énergie agréable.

 

GLA, comme ses prédécesseurs, est riche en voix, avec des mélodies efficaces qui ont un certain côté pop, mais avec un son toujours aussi profond et puissant: il s’agit bel et bien d’un bon album de rock, et ce plus que jamais, car l’album présente même un son encore plus lourd que les précédents albums du groupe, avec un esprit parfois assez grave.

L’opus s’ouvre avec le titre Gold Elephant : Cherry Alligator, marqué par un puissant riff de guitare et une voix saturée. C’est définitivement un bon rock, qui peut parfois rappeler les mélodies du duo Royal Blood. Nos jeunes écossais sont énervés, et ça fait du bien ! Les guitares apportent également des harmonies originales, qui rajoutent à la richesse du son. La recette est bien efficace, le morceau monte en puissance, pour notre plus grand plaisir.

Vient ensuite le single No Sleep. Il est porté par un riff de guitare bien lourd, accompagné d’un solide duo basse-batterie qui groove terriblement. Le refrain reste scotché en tête, et peut rappeler les mélodies typiques des compatriotes des Twin Atlantic, Biffy Clyro. La technique fonctionne toujours aussi bien, avec des couplets dont l’arrangement plus léger et plus clair apporte une nuance bien appréciable.

Se succèdent alors des morceaux dansants, qui prolongeront agréablement notre été, et nous feront remuer même au bureau, tels que You Are The Devil, ou encore I Am Alive – dont le groove porté par la voix de Sam McTrusty, parfaitement exploitée, avec ces aigus qui ne donnent pas l’impression d’être difficiles à atteindre – est terriblement entraînant.

Mais GLA présente également des ambiances plus intimistes, comme Overthinking, ou bien Valhalla, à l’atmosphère feutrée et à la mélodie séduisante. On ressent une certaine maturité dans la composition, un calme bienvenu.

 

Les arrangements sont riches et assez variés, bien que l’opus des écossais conserve une certaine cohérence. Dans A Scar To Hide, qui semble incontestablement être la ballade de l’album, on peut écouter un ensemble de cordes et une guitare acoustique, qui servent à merveille l’émotion portée par le chant; il faut également noter l’absence de batterie sur ce titre, la rythmique étant uniquement assurée par la guitare – arrangement minimaliste accentuant encore la poésie ambiante. Whispers présente également une richesse dans son arrangement, avec un son rond et un refrain entêtant, ainsi qu’une certaine douceur, portée par de jolis aigus de McTrusty.

The Chaser est le bon blues à l’ancienne de l’album, et son efficacité n’est pas à prouver. La rythmique est dansante, grâce à des cloches et des percussions. Le chant est groovy et peut rappeler un morceau des Black Keys. La production démontre ici toute son importance, avec des jeux dans les arrangements – passages instrumentaux, pont à la voix. Ex El, la cinquième piste de GLA, marque également la diversité de l’opus, avec ses sons électro au synthé, et l’importance du rôle donné aux cordes. La voix de McTrusty se perd dans les aigus, se déchire et se sature, faisant monter l’émotion.

C’est d’ailleurs également le cas dans Mothertongue, qui clôt de façon magistrale GLA, et dont la recette est bien simple : un gros riff, une suite d’accords efficace, et une voix qui gagne en intensité et se casse, rappelant quelque peu le timbre de feu Kurt Cobain. L’atmosphère paraît mélancolique: serait-ce la fin d’une ère ? En réalité, ce n’est que le début, et nous avons hâte de voir ce que nous réservent nos amis écossais lors de leur tournée à venir.

 

 

Tracklisting :

Gold Elephant : Cherry Alligator

No Sleep

You Are The Devil

Overthinking

Ex El

Valhalla

I Am Alive

Whispers

A Scar To Hide

Missing Link

The Chaser

Mothertongue

Nos morceaux favorisNo Sleep, You Are The Devil, Mothertongue

LA NOTE : 7/10

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