Nick Mulvey berce le Trabendo

Avec un concert en demi teinte, Nick Mulvey a réussi à donner du plaisir à son public sans pour autant convaincre.

Cela faisait un long moment qu’on avait pas vu Nick Mulvey à Paris. Il nous a manqué, et Paris lui a manqué aussi nous dit-il. Après la sortie de son second opus Wake Up Now, Nick Mulvey entame une nouvelle tournée et il a changé. Maintenant père et bien plus engagé dans ses textes, il a mûri. Il est aujourd’hui à Paris dans ce nouveau costume et le public a bien répondu à l’appel puisque la file d’attente est longue avant même 19h.

C’est à 21h pétante que Nick Mulvey et son groupe entrent en scène. 5 musiciens l’accompagnent pour une profondeur dans le son assez impressionnante. Unconditional premier single de ce nouvel opus arrive dès le début du set. Le public est visiblement heureux, Nick entame d’ailleurs le morceau par le riff de Cucurucu ce qui a le don de réveiller l’audience. Mais ensuite, le show est assez brouillon. Le voyage proposé par Nick Mulvey est, il est vrai, apaisant et lointain, mais il est surtout long. 13 morceaux pour 1h50 de set…

Le deuxième album est abouti et assez réussi mais la performance live est assez brouillonne et décevante par rapport à ce qu’on avait pu entendre pour First Mind. Le côté hippie prend petit à petit le dessus et on a plus l’impression d’assister à un boeuf qu’à un véritable concert. Le charme et l’intimité rend le show plaisant  mais il manque quelque chose et les bâillements se succèdent dans la fosse. Il faudra un Cucurucu acoustique de toute beauté pour relancer la machine… Avant la seconde panne.

Seuls quelques moments sortent du lot, car Nick Mulvey est un artiste unique et doté d’un talent rare. Ses outros à la guitare acoustique sont exceptionnelles et rappellent à quel point c’est un guitariste talentueux. Sa version de Myela, en hommage à la crise des migrants en Europe, est elle aussi splendide. Mais le reste du temps, soyons honnête, on s’ennuie. Nick passe plusieurs minutes à nous expliquer sa vision de la vie, du monde. On ne peut pas lui reprocher cela, son sourire et celui de l’audience en est la preuve, mais on retrouve moins le côté ultra joyeux de ces précédents concerts parisiens.

Fever To The Form règle ce soucis pour finir le main set avec brio. Un jeune homme slamme même pour une scène surréaliste qui fait sourire l’artiste. On retrouve alors le Nick Mulvey qu’on aime, qu’on adore même. Il reviendra pour interpréter 2 morceaux et finir en beauté avec Mountain To Move, morceau qui se rapproche le plus de son premier opus. La foule danse, saute. Nick Mulvey laisse derrière lui de beaux sourires et le public repart heureux. Mais il n’empêche qu’on garde de ce concert un goût amer, un goût d’inachevé.

SETLIST:

Remembering

Unconditional

Meet Me There

Juramidam

Doing Is The Done

We Are Never Apart

Imogen

Cucurucu

The Trellis

When The Body Is Gone

In Your Hands

Myela

Fever To The Form

_______________

Infinite Trees

Tranform Your Game

Mountain To Move

 

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