Review : H. Hawkline – In The Pink Of Condition

Epaulé par Cate Le Bon à la production, l’artiste gallois Huw Hawkline passe un cap avec In The Pink Of Condition, son premier album en tant qu’artiste signé.

 

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Décrivant sa musique comme une “pop étrange”, Huw Hawkline est un de ces artistes atypiques que l’on ne trouve qu’au Pays de Galles. Natif de Cardiff, ce jeune songwriter – qui tire son nom de scène du roman The Hawkline Monster: A Gothic Western de Richard Brautigan – est en effet bien difficile à cataloguer. In The Pink Of Condition, son premier album en tant qu’artiste signé (chez Heavenly Recordings), est une intrigante invitation au voyage, tantôt pop, tantôt psychédélique, tantôt folk. Avec quelques fantaisies, une totale liberté au niveau de la composition ou des mélodies, Hawkline attrape l’oreille. Celle de Cate Le Bon, musicienne elle aussi originaire de Cardiff, n’a pas hésité une seconde. La chanteuse de 31 ans a en effet décidé de produire l’opus de son protégé du côté de Los Angeles.

 

 

Au menu de cet album propre, des morceaux très différents portés par une voix sixties qui rappelle celle de Paul McCartney (Beatle à qui Hawkline voue un culte), tour-à-tour rythmé comme Ringfinger, lancinant avec Rainy Summer ou plus groovy à l’instar d’Everybody’s On The Line. Capable de livrer des pop songs comme tout un chacun peut l’apprécier (Moons In My Mirror) ou des partitions beaucoup plus lentes (In Love V2, avec l’apparition d’un piano mélancolique), Hawkline peut surprendre à la première écoute, mais aussi rapidement lasser. Sa musique, oscillant entre ambiance psyché et posée (Dirty Dreams), rock un tantinet nerveux et sans réel sens (Moddion), et pop bizarre (Spooky Dog), s’appréciera hélas bien différemment à la longue, s’avouant quelque peu difforme. L’opus, qui évite la monotonie, finit par laisser sa “pop étrange” prendre le dessus sans en garder tout l’intérêt initial.

 

LA NOTE : 5 / 10 

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