White Lies – Friends

Trois ans après l’échec commercial de Big TV, White Lies est de retour avec un nouvel effort annoncé comme un virage dans la carrière du groupe anglais.

 

On pourrait appeler cela le « syndrome White Lies ». Après un tonitruant premier album (To Lose My Life) érigeant le groupe britannique comme nouveau prince de la cold wave, suivi d’une confirmation plus qu’acceptable (Ritual), le trio formé de Harry McVeigh, Charles Cave et Jack Lawrence-Brown n’avait pas confirmé avec Big TV. Pire, la formation originaire d’Ealing s’était vautrée commercialement. Ce troisième effort fut un échec public qui précipita le divorce entre Fiction Records et les White Lies. Trois ans plus tard, signés chez BMG, le groupe londonien veut renaître de ses cendres avec Friends.

Au final, on se rend compte que pas grand-chose n’a changé. Les ingrédients sont les mêmes, les synthés sont rois, la basse de Cave solide et la voix solaire de McVeigh rappelle Ian Curtis. On retrouve par exemple dans Come On, leur premier single, la même construction que la parfaite Death, sauf que le résultat escompté n’est pas celui qui sonne à nos oreilles. L’album, entamé assez solidement par Take It Out On Me, est pourtant traversé de bonnes idées, quoiqu’un peu opportunistes à l’instar du refrain très agréable de Hold Back Your Love ou de Is My Love Enough ? (dont les sonorités rappellent Chvrches avec une basse disco où l’on peut admirer le travail au mixage de David Wrench – Caribou, Jungle). White Lies lorgne vers la pop gorgée de soleil dans Don’t Want To Feel It All, s’offre une parenthèse rock avec le refrain de Summer Didn’t Change A Thing ou bien new wave avec Right Place et des synthés qui rappellent Roxy Music. L’album se referme avec un 10e titre, Don’t Fall, une ballade qui répond à l’émouvante Swing où le baryton de McVeigh répond aux synthés dark invoquant Editors.

 

 

Tout compte fait, assez facile à écouter – bien plus que l’étonnant Move Together que les Kaiser Chiefs ont sorti en même temps – Friends est à l’image de White Lies. Suffisamment éclectique et cohérent pour séduire sur le moment, traversé de jolies mélodies et d’un esprit feel good loin d’être désagréable, mais relativement inoffensif et donc loin d’être inoubliable.

 

Tracklisting :

 

Take It Out On Me

Morning in LA

Hold Back Your Love

Don’t Want to Feel It All

Is My Love Enough ?

Summer Didn’t Change a Thing

Swing

Come On

Right Place

Don’t Fall

 

Nos morceaux favoris : Hold Back Your Love, Is My Love Enough, Right Place

 

LA NOTE : 6,5 / 10

Concerts White Lies
 
White Lies à Paris - 19 mars 2019
Disponible
White Lies à Luxembourg-Ville - 20 mars 2019
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