Le trio punk de Yak enflamme la Maroquinerie

C’est sous une épaisse fumée enveloppant la Maroquinerie, et quelques ‘yak ! yak !’ que les trois gueules d’anges de Yak entrent en scène. Le public bouge d’abord timidement avant d’exploser pendant le refrain de Harbour the Feeling. Ce qui visiblement fait plaisir à Oliver, profitant de ce mouvement pour se mêler à la foule avec sa guitare. Ensuite, les chansons s’enchaînent, et le trio improvise en fonction de l’ambiance, aucune setlist n’ayant été prévue !

Oliver au synthé, à la guitare, sur scène ou dans la foule, avec ou sans serviette sur la tête, enfin bref, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est en forme ! Andy Jones et Elliot Rawson, respectivement à la basse et à la batterie, en revanche, sont un peu effacés malgré quelques “merci” timides.

On remarque quelques petits soucis de son mais après tout, est-ce qu’on est venu pour un son super propre ? Pas moi en tout cas ! D’ailleurs au fil des chansons, le pogo s’intensifie et fait fuir les derniers photographes qui étaient restés jusque là. Les moins courageux s’éloignent petit à petit du centre des hostilités, laissant un bon terrain de jeu aux plus punks. C’est pendant la grandiose Victorious (National Anthem) qu’Oliver nous propose de vraiment se lâcher, et les lumières se déchaînent et le pogo fait le reste…

Pas un instant de répit dans la chaleur de la Maroquinerie ! Le trio rock de Yak enchaîne les morceaux sans s’arrêter… Et essaie de nous convaincre que “la prochaine sera une calme, pour que vous vous ennuyiez un peu”… des mensonges évidemment ! Comme quoi, à l’inverse de nombreux groupes, avoir tourné pendant plus d’un an n’a pas du tout fatigué Yak ! C’est donc tout transpirant qu’Oliver se jette dans la foule qui le porte et le promène autour de la fosse avant de le remettre sur scène. Où il est prêt à enchaîner d’autres morceaux à la guitare saturée et la batterie endiablée, raison pour laquelle on les compare souvent aux White Stripes ou aux Strokes à leur début.

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Après un dernier merci, et s’être débarrassé de sa guitare auprès d’un spectateur de la fosse, le leader de Yak danse une dernière fois avec la foule parisienne qu’il semble apprécier. Puis il remonte sur sa scène et fait mine de lancer sa guitare puis l’ampli. Il quitte la scène comme il est arrivé : seul et plein d’énergie.

Le public se défoule jusqu’à ce que les trois membres de Yak soient sortis puis les lumières se rallument… C’est l’heure de constater les dégâts. Pour ma part : T-shirt trempé et ensanglanté, et une dent pas au mieux de sa forme… Mais très heureuse de ce concert totalement fou !

Bref, si vous l’avez loupé, ne loupez pas le prochain !

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