The Vaccines flamboyants lors de leur concert parisien

C’est par une soirée frisquette et, il faut bien l’avouer, assez terne que les Vaccines étaient attendus pour investir le célèbre Alhambra parisien. Et tandis que, aux alentours de 18h, le guitariste du groupe Freddie Cowan s’amuse d’une trottinette en libre-service le long de la rue Yves Toudic sous le regard rieur des roadies et des quelques fans qui patientent gentiment devant la salle, la billetterie affiche désormais complet.

La salle se remplit donc à vitesse grand V, signe que le public a aimé leur dernier album Combat Sports paru plus tôt cette année et qui a réussi le tour de force de ne contenir que des pop songs aussi efficaces que sémillantes, dignes de l’âge d’or de la “British Invasion”.

Whenyoung ouvrent le bal et leur prestation était tellement digne d’un set de tête d’affiche qu’on leur dédiera un post à eux tous seuls très prochainement!

Nous découvrons, non sans un certain plaisir légèrement coupable, que l’imagerie kitsch et désuète assumée qui singularise si bien The Vaccines ne fera pas exception sur cette nouvelle tournée: le nom du groupe s’affiche en lettres pailletées au-dessus de la scène tandis que la batterie a revêtu un habillage dorée des plus flambants, la playlist qui résonne dans les oreilles des spectateurs pour nous mettre dans l’ambiance est, elle aussi, délicieuse (Elvis Presley, Bee Gees, Tom Petty & The Heartbreaks,…).

21h pétantes et c’est au tour du Dancing Queen d’ABBA d’exploser dans la salle, avec force lumières stroboscopiques et reflets scintillants of course! A peine les membres foulent la scène et entament un fiévreux Nightclub que la foule se fait survoltée. L’heure et vingt minutes qui suivront seront tout aussi enflammées puisque menées tambours battants par un magistral frontman aux faux airs de Damon Albarn dans son jeu de scène indéniablement affiné qui désormais lui assure une place parmi les frontmen les plus charismatiques (et azimutés?) de la sphère du rock indé. Le noyau dur du groupe (Justin Hayward-Young, Freddie Cowan, Arni Arnason) assure toujours autant sur scène et affiche une complicité inébranlée (mention spéciale pour la promotion Vans blanches portées à l’identique par ces trois-là) même si les deux nouveaux membres (Yoann Intonti et Timothy Lanham) s’insèrent parfaitement dans l’équation de par leur présence subtile mais néanmoins indispensable.

Une ribambelle de tubes tous plus catchy et vigoureux les uns que les autres ravirent les fans (Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra), Teenage Icon, Dream Lover, Handsome, Wetsuit, Your Love Is My Favourite Band pour ne citer qu’eux). En effet, la setlist fait la part belle à chaque album (déjà au nombre de quatre et qui, avouons-le, regorgent de pépites) néanmoins on déplorera les étonnantes absences de Surfin’ In The Sky et Bad Mood remplacées par deux nouveaux morceaux, tous deux imparables (All My Friends Are Falling In Love et I Don’t Go Out On Friday Night). Un set bien huilé donc qui n’offre aucun temps mort mais qui, pour autant, n’efface pas une certaine spontanéité comme en témoignent les déclarations de Justin qui avoue, mutin, qu’il ne comprend pas le français et qu’il est un peu impoli de la part de la foule de scander quelque boutade dans la langue de Molière…

On notera que l’un des temps forts de ce concert fut la prestation de Post Break-Up Sex qu’on pourrait qualifier d’empreinte de nostalgie puisqu’avant de l’entonner, le meneur de jeu évoque le premier concert parisien du groupe à La Flèche d’Or (dans son plus bel accent) en 2010… Presque dix ans après, le public est bel et bien toujours au rendez-vous pour célébrer les déboires de la vie, pas toujours rose et qui ne s’éloigne pas tant que ça des préoccupations sentimentales du groupe, puisse la musique rapprocher et mettre du baume au cœur…du moins celle des Vaccines remplit ce cahier des charges! Et, en plus, si l’envie nous prend de le mettre sur un t-shirt, notre sentiment à la sortie du concert est carrément retranscrit sur l’un d’eux au stand de merchandising: falling in love with The Vaccines

SETLIST 

Nightclub

Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra)

Teenage Icon

Dream Lover

Wetsuit

Out On The Street

Your Love Is My Favourite Band

Post Break-Up Sex

Norgaard

All My Friends Are Falling In Love

Take It Easy

Handsome

No Hope

I Always Knew

If You Wanna

I Can’t Quit

Family Friend

ENCORE

Put It On A T-Shirt

I Don’t Go Out On Friday Night

All In White

(Re)vivez le concert flamboyant des Vaccines en photo!

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