Arctic Monkeys : Un ancien membre a pensé au suicide après avoir été remplacé

Andy Nicholson, bassiste et membre fondateur d’Arctic Monkeys, raconte sa descente aux enfers lors de sa rupture avec la bande d’Alex Turner.

Son nom ne vous dira peut-être rien aujourd’hui. Il parlera en revanche aux fans de la première heure. En 2002, aux côtés d’Alex Turner, Matt Helders et Jamie Cook, il monte ce qui deviendra l’un des groupes historiques de la scène rock britannique : Arctic Monkeys. Quatre ans plus tard, il est de l’aventure Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, aka le premier album qui s’est vendu le plus vite dans les charts anglais.

En avril 2006, après une pause de trois semaines, Andy apprend qu’il ne fait plus partie de l’aventure. Il sera remplacé par Nick O’Malley, toujours en poste aujourd’hui. Invité du Michael Anthony Show, il raconte cet épisode et les années noires qui ont suivi.

“C’était probablement l’un des rares moments dans ma vie où j’ai senti mon âme anéantie. Quand ils me l’ont annoncé, je me souviens m’être dit : ‘Essaie d’être solide’. Je leur ai serré la main à tous les trois et j’ai dit : ‘Bonne chance’. Je ne sais toujours pas pourquoi c’est arrivé”, raconte-t-il. Avait-il conscience à l’époque de ce que départ allait causer ? Probablement pas.

Il a failli se suicider

Après son départ – ou plutôt son éviction si on comprend bien le message – Andy Nicholson tombe dans la dépression. Trois ans de trou noir à lutter contre un affreux désir. “J’ai bien failli ne pas être là, si tu vois ce que je veux dire. Réussir à en parler aux gens, et passer à travers tout ça… Pas facile, mais le temps guérit tout”, confie-t-il.

“Je pleurais seul en les regardant jouer en tête d’affiche à Glastonbury”

The Michael Anthony Show

Et il conte notamment une anecdote qui a dû être ô combien douloureuse : l’headline d’Arctic Monkeys à Glastonbury. On est en 2007, et la légende est en train de s’écrire pour les gars de Sheffield. Mais Andy, lui, n’est pas de la fête. “Je me souviens les avoir vus jouer à Glastonbury à la télévision, et j’étais assis à la maison, tout seul… à les regarder. Je pleurais seul en les regardant jouer en tête d’affiche. Peux-tu imaginer ce que ça fait ?”, se souvient-il.

La cause officielle de son départ est lié à son absence de 3 semaines sur la tournée américaine. Fatigué, Nicholson avait dû abandonner, laissant sa place à O’Malley. Il ne reviendra jamais.

Pas de rancoeur

Pour autant, Andy Nicholson n’en veut plus à ceux qui étaient deux de ses meilleurs amis bien avant la naissance d’Arctic Monkeys, Alex Turner et Matt Helders. “Ils étaient à mon mariage et je leur parle autant que je peux. Le temps a guéri beaucoup de blessures”, assure-t-il, confiant qu’ils s’envoient des messages régulièrement et se voient dès qu’ils peuvent à Sheffield.

Il a même joué en première partie de Good Cop Bad Cop, le side-project de Matt Helders, avec son propre groupe, Gold Teeth. Le musicien et producteur ne semble d’ailleurs pas très éloigné de ce que les Monkeys font aujourd’hui…

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