The Darkness illumine le Ninkasi Kao

Retour sur l’une des quatre dates de la tournée française du groupe de hard rock britannique.

Comme nous vous l’avions annoncé, The Darkness était de passage en France cet hiver. Nous espérions qu’ils nous réchauffent en cette froide période, et autant dire qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié. Ce lundi 3 février, le groupe originaire du Lowestoft donnait à Lyon la dernière date de sa tournée française, après Strasbourg, Paris et Mérignac. Récit.

La soirée commence fort d’entrée avec une première partie très intéressante de DZ Deathrays. Ce trio de dance-punk australien a su nous taper dans l’œil avec une habilité déconcertante, en proposant un set que l’on aurait aimé plus long. En laissant notre oreille traînée, on notera même que le groupe fait penser à nos Royal Blood dans l’énergie. Pourquoi pas…

Mais ce soir, le public s’est majoritairement déplacé pour un groupe tant attendu : The Darkness. Sauf erreur, il s’agirait même de leur première venue en terres lyonnaises ! Les fans se sont rassemblés en masse, la bière Ninkasi coule à flots… On ne peut que s’attendre à une bonne soirée.

Le set débute sur Rock and Roll Deserves to Die, extrait du dernier album du groupe : Easter Is Cancelled. Les membres arrivent tout souriant, vêtus tout de blanc, tels des anges sortis de l’obscurité. Mais dès How Can I Lose Your Love, Justin Hawking, leader charismatique, décide d’enlever sa veste et se fait même aider par les premiers rangs qui tirent sa manche. So Rock’n’Roll.

En effet, la setlist est ce soir divisée en deux parties. Dans un premier temps, dix chansons du dernier album sont jouées, afin de réveiller les derniers endormis et de présenter cet effort qui est une réussite. Live ‘Til I Die, Heart Explodes, Deck Chair, Easter Is Cancelled, Heavy Metal Lover, In Another Life, Choke On It et pour finir We Are The Guitar Men sont de la partie.

The Darkness quitte alors la scène, on reprend alors ses esprits (et une bière), car ce qui nous attend n’est pas une mince affaire. Car ce soir, on n’est pas en face de n’importe qui. On parle d’un groupe qui a tout raflé en 2004, notamment tête d’affiche du Reading (aux côtés de The White Stripes et Green Day). De plus, ce fut le véritable carton aux Brit Awards : meilleur album britannique, meilleur groupe de rock britannique, et meilleur groupe britannique. Quand même.

Avec une toute nouvelle tenue, les originaires du Lowestoft reviennent sur les planches du Kao, plus déterminés que jamais. Cette seconde partie du set, intitulé “Greatest Hits”, va définitivement enflammer la soirée. Les tee-shirts du groupe finiront par être enlevés des épaules tant le mercure ne fait que grimper, et la climatisation n’aura rien pu faire.

Car c’est une avalanche de tubes qui va déferler : One Way Ticket, Barbarian, Growing on Me, Japanese Prisoner of Love, Love is Only a Feeling, Solid, Gold, Givin’Up… La machine est lancée à toute allure et rien ne semble pouvoir l’arrêter. On s’étonne alors d’une reprise de Radiohead avec Street Spirit (Fade Out), mêlée de While My Guitar Gently Weeps des Beatles. L’hommage est rendu dans un style bien propre au groupe plutôt intéressant.

Get Your Hands Off My Woman surgit alors, annonçant les derniers instants de ce moment inoubliable. Les médiators continuent de pleuvoir dans une fosse passionnée de pogos, et Justin Hawking nous fait peur en se mettant en équilibre sur la tête, faisant applaudir ses jambes en Y. Il quitte alors la scène, laissant son frère Dan ainsi que Frankie Poullain et Rufus Tiger Taylor nous offrir un jam d’exception pour finir en beauté.

Mais toute personne connaissant un minimum The Darkness savait bien qu’on ne pouvait se dire au revoir ainsi. Les piles électriques reviennent en effet bien vite, pour offrir une finale grandiose sur I Believe In A Thing Called Love. Les paroles sont connues sur le bout des doigts, on se rappelle des souvenirs, on hurle de plaisir… Mais quelle soirée.

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