The Pale White – The Big Sad

The Pale White revient quatre ans après un premier album efficace mais trop ancré dans ses influences.

Infinite Pleasure (2021) leur a permis de se faire un nom sur la scène indie rock grâce à des riffs accrocheurs, comme celui de That Dress, Medicine ou encore Glue. Pour ce nouvel album, on s’attendait à une formule similaire. Pourtant, The Pale White a réussi à nous surprendre avec des prises de risque audacieuses !

Lost In The Moment ouvre l’album avec une longue introduction douce, nous immergeant pleinement dans ce nouvel univers. Après une minute, le titre explose sur le refrain : énergie et rock sont bien au rendez-vous ! Tout au long du morceau, les variations entre calme et explosions d’énergie sont marquées, avec un duo batterie/guitare électrisant. Ce titre marque une transition claire avec le précédent album, offrant plus d’espace et de silences vers la fin de l’instrumentale. Le groupe a subtilement évolué, bien que ces changements soient encore difficiles à cerner.

The Pale White - Lost In The Moment (Official Music Video)

Avant de plonger dans les nouveautés, les fans de la première heure seront rassurés : certains titres auraient pu figurer sur Infinite Pleasure, comme la répétitive mais entraînante I’m Sorry (This Time), ou la trop courte Nostradamus. Cette dernière pourrait toutefois laisser perplexe avec son intro déportée sur le titre Interlude, qui ne dure que 50 secondes et reprend des éléments déstructurés et ralentis.

Les influences de Queens of the Stone Age sont toujours bien présentes, notamment dans le break de My Abacus et sur Woolly Thunder avec son riff et son chant aigu à la Josh Homme. Le mix est excellent sur ce titre, comme sur l’ensemble de l’album, chaque élément sonore étant mis en avant au bon moment et avec une cohérence globale.

Le cœur de l’album (du titre 5 à 9) est varié et concentre l’essentiel des nouveautés. January Please commence doucement, mais nous surprend avec une rupture rythmique à mi-parcours, accompagnée d’une montée en intensité soutenue par une orchestration de violons. Preparing For The Big Sad propose ensuite une forme de douceur pleine d’harmonie avec sa délicate guitare et son chant (« We could be something, we could be something…« ).

Real Again

Le rock fait rapidement son retour avec There is an Echo qui prend le relais avec une ligne de basse électrique. Le travail sur les lignes de basse est vraiment remarquable, que ce soit sur ce titre mais aussi sur Final Exit et Lost in the Moment. Real Again impose une ambiance lourde et mystérieuse grâce à un mélange mélancolique de guitare et de basse. Le morceau inclut trois riffs accrocheurs, chacun avec un son de guitare différent. Le résultat peut être déroutant mais au final, on en voudrait encore plus ! L’élan créatif de The Pale White nous surprend et le final est très intense avec une batterie épique ! Trapped In The Vacuum ralentit le tempo avec un riff vintage, mais on sera à nouveau surpris par un changement de rythme et de style à mi-parcours, évoquant une influence psychédélique proche des Beatles.

The Big Sad est un album de transition entre prise de risque et morceaux plus classiques. Malgré quelques défauts, cette évolution de style est aussi inattendue que réussie.

La note du rédacteur : 7/10
Ses morceaux favoris :
 Real Again, January, Please, There’s An Echo

Tracklist :

Lost In The Moment
Final Exit
Woolly Thunder
I’m Sorry (This Time)
January, Please
Preparing For The Big Sad
There’s An Echo
Real Again
Trapped In The Vacuum
Interlude
Nostradamus
My Abacus
The Big Sad

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