Retour sur le concert de Panchiko au Pitchfork Music Festival

Mardi 4 novembre, nous avons eu la chance d’assister au concert du groupe britannique Panchiko à l’Elysée Montmartre. La salle parisienne accueillait le Pitchfork Music Festival, une référence dans le monde de la musique alternative.

Étant arrivés un peu plus tôt, nous avons pu profiter du concert de mary in the junkyard, le trio britannique qui a fait partie de nos coups de cœur en 2024 ! Même si les trois londoniens n’ont toujours pas sorti d’album, ils ont tenu la scène une trentaine de minutes, nous livrant différents morceaux issus de leur dernier EP this old house.

Dès teeth, le ton est donné : la salle, encore clairsemée, se laisse rapidement happer par la voix de Clari Freeman-Taylor. Saya Barbaglia, à l’alto et à la basse, impressionne par son jeu habité. Les titres marble arch, midori et tuesday s’enchaînent sans fausse note. Puis vient ghost, leur morceau phare : un moment suspendu, presque irréel, porté par des envolées vocales sublimes. Un concert court mais envoûtant, qui confirme le potentiel du groupe.

mary in the junkyard - ghost

C’est à 21h30 que le concert de Panchiko commence. Le groupe monte sur scène sous les acclamations dans une ambiance électrique. La scénographie nous interpelle directement : des extraits de la série d’animation Neon Genesis Evangelion défilent en arrière-plan, accompagnées de lumières rouges et violettes.

Dès les premières notes de Laputa, la magie opère. Les textures lo-fi et la voix d’Owain Davies enveloppent la salle. Puis arrive All They Wanted, chanté en chœur par un public conquis. L’émotion est sincère, partagée.

Le set se poursuit avec D>E>A>T>H>M>E>T>A>L, morceau culte et éponyme de leur premier album. Les guitares grondent, la basse vibre : l’énergie monte d’un cran. La communion devient physique, presque cathartique.

Vient ensuite Ginkgo, dans une version bien plus nerveuse que celle enregistrée. La batterie s’affirme, les guitares prennent le dessus. Ce choix redonne une intensité inattendue au morceau, transformant la mélancolie d’origine en une explosion d’émotions brutes. Peut-être notre moment préféré du concert.

La fin du concert laisse la salle vibrante, presque émue. Panchiko prouve qu’ils ne sont pas seulement une légende internet revenue d’entre les morts, mais un groupe pleinement ancré dans le présent. Avec une setlist mixant les morceaux de leur premier album D>E>A>T>H>M>E>T>A>L sorti en 2000 et Gingko 25 ans plus tard, ils ont su conquérir le public et trouver leur place sur scène.

Panchiko - Ginkgo (Official Video)

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