Dermot Kennedy – The weight of the woods

Le chanteur, star en Irlande, qui remplit l’Aviva stadium de Dublin les 11 et 12 juillet prochain, revient avec un troisième album qui confirme son talent de songwriter hors pair. Mélancolie, blessures, rédemption, tous les thèmes qui lui sont chers ressurgissent.

Dermot Kennedy sait écrire, raconter, chanter. Alors il le fait. Et il le fait bien. The weight of the woods n’apporte rien de nouveau, admettons-le. Mais chanson après chanson, phrase après phrase, cet album nous remue l’intérieur.

On retrouve la sonorité pop-folk et sa voix rauque, emplie d’émotion, qui fait sa signature. Il ne cherche pas à faire à joli mais simplement à l’écouter. A l’écouter nous dire à quel point il a besoin de ses racines, de savoir d’où il vient, de savoir regarder en arrière pour aller ensuite où on veut aller, quel chemin prendre, et avec qui.

Et pour cela, Dermot Kennedy a su encore une fois faire simple et pas forcément démonstratif. L’album démarre sur un joli chœur gospel, qu’il accompagne en chantant « If I should fall down, Under stars, I can’t call out, Get me back to my home ground ». Le tableau est posé.

Le chanteur est un formidable de conteur de ballades, qui parle d’amour mais de l’amour compliqué, des non-dits, du temps perdu comme sur Honest ou bien sur Refuge ensuite, où sa voix, intense comme jamais, se libère au fil du morceau.

Dermot Kennedy - Refuge (Official Visualiser)

Funeral, titre phare, qui cumule déjà plus de 9 millions d’écoute sur Spotify, nous ramène lui aussi à la douleur qui fait partie de l’amour, mais aussi au renouveau qui peut exister. Là encore, des chœurs nous embarquent dans cette relation qui mène du chaos à la renaissance amoureuse.

Tout au long de l’album, Dermot joue avec les ruptures, les tensions, les envolées libératrices, vocales (l’étonnant Blue Eyes, presque murmuré et parlé) ou musicales, grâce à une batterie nerveuse (Sur Turnstile ou Wasted), des claviers doux (sur Endless, et The ony time I prayed, notamment), des violons, une guitare acoustique enveloppante pour Happiness.

The weight of the woods (Reprise) (oui, c’est étonnant) ouvrait sur un morceau court d’une minute mais revient pour clore ce chapitre par trois minutes d’un magnifique morceau, qui nous invite à le suivre chez lui, de manière simple mais magistralement abouti par un moment suspendu a capella.. Magnifique.

The Weight of the Woods

Tracklist

The weight of the woods (Reprise)
Honest
Refuge
Funeral
Endless
Sycamore
Often, lately
Turnstile
Wasted
Blue eyes
Trepidation
The only time I prayed
Happiness
The weight of the woods


La note du rédacteur : 8,5/10
Ses morceaux favoris :
 
Refuge, Funeral, The weight of the woods

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