Silence Yourself, la pépite électrique de Savages

 Savages nous fait danser avec son excellent Silence Yourself.

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C’est avec une grande impatience que nous avions attendu l’arrivée de Silence Yourself , premier opus du quatuor londonien Savages dont nous vous avons tant parlé ces derniers mois, et notamment après leur passage à la Boule Noire dans le cadre du festival Les Inrocks VW 2012 en Novembre dernier. Sound of Britain revient sur cette sortie immanquable prévue pour le 6 mai prochain.

 

Véritable pépite électrique produite par Johnny Hostile et Rodaidh McDonald (The XX, Adèle), ” Silence Yourself ” nous entraîne vers un univers sombre et violent digne de Souxsie and the Banshees ou Joy Division. Entre riffs endiablés et rythmiques dansantes, le quatuor possède la recette qui nous rendra tous fous.

” Shut Up” ouvre l’opus avec une introduction plus courte et bien différente de celle présente dans le clip. Immédiatement Savages nous impose ses guitares et sa batterie dansante que l’on redemandera encore tout au long de l’écoute sans jamais nous en lasser. On notera la présence de ” I Am Here “, “City’s Full ” et de l’entêtant ” Husband ” découverts dans leur version live sur l’EP I Am Here ” . Give Me a Guna cependant été délaissé, ce que l’on regrette d’ailleurs, ce dernier comportant quelques mots de français. L’électricité fuse. Les riffs de guitares et des basses proéminentes se déchaînent. La batterie s’emballe au fil des morceaux et ne semble jamais vouloir nous laisser le moindre repos. La voix de Jehnny Beth s’imprègne au plus profond de notre âme répétant inlassablement un mot ou le titre de la chanson en question. DeShe Will“, premier extrait dévoilé au public à “Hit Me” en passant par “Strife“, c’est toujours la même rengaine qui s’impose accompagnée de puissantes saturations. Chaque note est un coup de poing. La violence en est presque insoutenable, pourtant elle nous tient à bout de bras. Rien ne semble les arrêter. Et si tout n’était qu’une course sans fin que seul un mur pourrait venir stopper de plein fouet nous abattant comme la musique que nous délivre Savages? On dénotera également la présence d’un court instrumental, “Dead Nature” qui nous laissera un peu de répit avant de retourner à nos danses interminables.

Deux titres viennent  tout de même calmer nos ardeurs:  ” Waiting For A Sign et ses envolées de guitares et Marshal Dear, calme après une tempête dévastatrice. Ce dernier clôt l’album sur une note plus “jazzy” où piano, basse et même saxophone viennent s’entremêler à merveille. Savages nous montre par ce morceau qu’elles ne sont pas enfermées dans un univers endiablé et peuvent nous proposer des morceaux plus doux.

 City’s Full – Live at the Shacklewell Arms : 

Derrière son étiquette “sauvage” aux attraits post-punk, Savages nous offre une vraie manière de penser et inculque des valeurs morales au travers de ses textes. Alors comme le veux le titre de l’album, laissez le silence vous envahir et savourez les onze titres de “Silence Yourself“.

 

LA NOTE : 9/10

 

 Si vous trépignez d’impatience vous pouvez d’ors et déjà vous rendre sur le site du groupe où l’album est mis en pré-écoute.

C’est l’occasion pour nous de vous rappeler les dates du quatuor pour les mois à venir :

13 mai : L’orangerie (Bruxelles) 
22 mai : Festival This Is Not A Love Song ( Nîmes)
6 juin : La Maroquinerie (Paris)
23 août : Rock En Seine

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