Arthur Beatrice offre au Badaboum une agréable soirée

Avec un premier album prometteur à son actif et un second prévu pour le mois de mai, Arthur Beatrice confirme son potentiel sur scène au Badaboum.

Dans une salle taillée pour leur son délicieusement teinté de musique électronique, on ne pouvait pas rêver mieux pour bon concert. Et sans avoir à forcer son talent, le quatuor éclairé par la voix d’Ella Girardot nous a offert une petite heure bien plaisante.

 

Arthur Beatrice

Vers 20 heures, la salle se remplit petit à petit alors que les Français de Apes & Horses sont chargés de “chauffer” la salle. Leur ton glacial correspond bien à la couleur de la soirée et même si le Badaboum est loin d’être en fusion, la première partie nous plonge déjà bien dans l’atmosphère attendue.

Après ce set d’une demie-heure, et quelques balances, les Anglais peuvent entrer dans la danse. Dès les premières notes, nous voilà piégés dans leur tourbillon mélodique, froid et puissant. Le public ne peut s’empêcher d’osciller sur les vagues sonores de la formation du soir. On n’est jamais bien loin des studios : la voix tout comme l’instrumentation sont très fidèles au son d’enregistrement.

Même si Girardot n’est pas l’une des chanteuses les plus bavardes de la scène britannique, elle n’hésite pas à nous confier qu’elle est heureuse d’être de retour à Paris. Pas de langue de bois : on ressent depuis la fosse qu’elle et son groupe passent un bon moment. La salle ne boude pas non plus son plaisir, en particulier sur le tube Midland, qui fait même bouger les rangs du fond. Ce morceau sera par ailleurs le seul extrait du premier album Working Out, le groupe préférant nous offrir un bel aperçu des compositions de leur prochain album, avec entre-autres le single Real Life, dernière preuve qu’Arthur Beatrice n’a pas grand chose à envier à The xx ou à London Grammar.

Arthur Beatrice

Toutes les bonnes choses ont une fin et malheureusement celle de ce concert est arrivée bien trop vite à notre goût : moins d’une heure de set, pas de rappel et il faut déjà plier bagage. On pourra tout de même se satisfaire de la cohérence du set de la soirée, pas de temps mort à signaler. Et c’est bien pour ça qu’on reste sur notre faim, le second album nous fait déjà saliver et on n’attend qu’une chose : revoir ce joli quatuor après la sortie de cet opus.

 

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