Jake Bugg : le retour intimiste à la Flèche D’Or

Il aura fallu deux ans pour que Jake Bugg revienne en France, et quel retour ! Après avoir annoncé la sortie imminente de son prochain album, On my One, prévu pour juin prochain, le jeune anglais a annoncé une date à la Flèche d’Or, pour laquelle les billets se sont vendus en moins d’une matinée. Rien de surprenant, quand on sait qu’il n’y a pas si longtemps, le petit prodige remplissait l’Olympia sans difficulté. Inutile de vous dire que SoundOfBrit était de la partie! On vous raconte tout ici.

Il est à peine 19h que tous les fans de Jake, les nouveaux comme ceux de la première heure, se pressent dans une salle trop petite pour contenir l’excitation palpable de certains. Le bar est assiégé, ça pousse, ça discute dans tous les coins. Pas de doutes : la soirée promet d’être intéressante. Les premiers rangs sont coincés contre la scène depuis plus d’une heure, et le concert n’est prévu qu’à 20h30. En effet, pas de première partie ce soir, Jake assurera entièrement le live, et ça ne nous dérange pas, au contraire !

À 21h, des cris annoncent l’arrivé du chanteur, et c’est avec un rapide “bonsoir”, qu’il démarre directement le show avec On My One, dont l’audio avait été partagé sur la page Youtube officielle il y a deux mois de cela, confirmant nos espoirs : Jake est bel et bien de retour, et ses nouveaux titres s’annoncent au moins aussi bons que les précédents. Pas le temps de se reposer que s’enchaînent les tubes, Two Fingers, Seen It All, Simple Pleasures (sur laquelle on a droit à un petit solo de guitare de toute beauté, le premier d’une longue série ce soir), Me & You…

Jake Bugg en concert à la Flèche d'Or le 03 Mai 2016

Jake sort ensuite sa guitare acoustique pour nous offrir d’autres extraits du nouvel album, The Love We’re Hoping For (une composition simple, douce et efficace, contrastant avec les titres plus énervés de Shangri-La, que vous pouvez écouter ici), Never Wanna Dance (x) et Love, Hope and Misery (x)…  Beaucoup d’amour ce soir, en somme. On note l’addition d’un nouveau membre au clavier, à qui l’on doit ce soir un background mélodique qui donne envie de sortir les mouchoirs plusieurs fois pendant le concert. “I’ll stop boring you with the slow songs.” annonce Jake, avant de ressortir sa guitare électrique pour jouer Beast, dont les dernières notes rejoignent les premières de Trouble Town (à la Arcade Fire), réveillant définitivement le public. Il fait chaud, tout le monde saute, les bras valdinguent, Jake se met à friser, on retrouve l’ambiance Rock’n’Roll que l’on attendait !

Les riffs agressifs de Bitter Salt font dodeliner les têtes, la plupart des fans tentent de capturer l’instant pour le partager sur instagram. Ce nouvel album promet décidément d’être éclectique, en plus d’être excellent. Sur Taste It, l’artiste nous fait encore vibrer avec un solo de guitare impétueux, et l’on ne peut qu’admirer sa dextérité tout en s’éventant avec nos billets. Les applaudissements qui suivent sont plus que nourris. Retour ensuite au deuxième album, avec Kingpin, sur laquelle le batteur semble content de pouvoir se lâcher, tapant furieusement sur ses cymbales alors que le public hurle à s’en casser la voix. Pas question de laisser retomber la fièvre qui s’est emparée de la Flèche.

Il est assez plaisant de voir que malgré sa timidité, Jake Bugg multiplie les contacts visuels avec les premiers rangs, se raccrochant parfois quelques secondes au regard de certains fans pour se donner une contenance. Même s’il parle peu, on constate un effort de sa part de communiquer avec son public, une première. Bugg ne serait pas Bugg sans une petite chanson sur son pays natal, il n’est donc pas surprenant de le voir enchaîner avec un énième titre d’On My Own, intitulé sobrement Livin’ Up Country (x). Difficile de prétendre que l’anglais n’a pas grandi en écoutant Oasis quand on entend ce titre. À peine le temps de changer de guitare qu’il enchaîne sur le délicieux Slumville Sunrise, dont on ne se lasse résolument pas. On peut dire que c’est une setlist parfaite que nous offre le groupe ce soir, même si la présence de Broken aurait sûrement été appréciée.

Bugg nous présente un dernier nouveau titre, Put Out The Fire, avant de d’annoncer qu’il ne lui reste que deux chansons à nous jouer, nouvelle moyennement appréciée par le public. Jake s’excuse, lâchant un “what can you do” gêné, avec le sourire, et précise que la décision ne lui revient pas, ce que l’on veut bien croire au vu des titres barrés sur la setlist scotchée au sol. Pas de rappel ce soir donc, le groupe nous quitte à 22h sur deux autres pépites, Lightning Bolt et Gimme the Love, premier single du troisième albumMême si Bugg prend le temps de saluer les fans, et même de prendre une photo collective avec ceux-ci avant de quitter la scène, il nous reste tout de même un arrière-goût de trop peu. Que l’on se console cependant, le retour de Jake Bugg en France est imminent, il nous l’a promis.

Vous pouvez retrouver les photos du concert ici.

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