Un moment de partage avec TRAVIS à l’Alhambra

C’est lors d’un concert à l’Alhambra que les légendaires TRAVIS ont une fois de plus prouvé leur générosité sur scène. Soundofbrit vous raconte.
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C’est dans une salle tellement bondée que je m’assieds par terre que le groupe décide de mettre le feu en ce 26 mai, et démarre un live de 21 chansons avec le très enjoué Everything at Once, issu de leur dernier album du même nom, sorti le 29 avril (dont vous pouvez lire la chronique sur notre site.) Vient ensuite le très attendu Sing, après lequel Fran Healy (chant) profite d’une courte pause pour saluer son public. Avant de jouer As You Are, l’artiste livre l’une des nombreuses anecdotes qui vont déferler sur nous ce soir : “This is an old song- about being lonely- but it’s a good thing to be lonely- you know that, you’re French, I really should’t have to explain it to you.” De quoi en perturber plus d’un. À peine le temps de réfléchir à la question que le public est sollicité pour chanter les choeurs sur Love Will Come Through, autre tube de TRAVIS.
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Une nouvelle pause s’impose car le pauvre Fran se retrouve emmêlé dans ses oreillettes… Histoire de meubler, celui-ci en profite pour présenter les membres de son groupe et amis de longue date, Andrew Dunlop à la guitare, Neil Primrose à la batterie et Douglas Payne, (alias “Douggie” pour les fans) à la basse. “Nous sommes très heureux d’être ici“, nous annonce le bassiste dans un français approximatif. Une fois libéré de ses chaînes de plastique, et après quelques titres, Francis revient à la charge en nous expliquant que la chanson suivante, My Eyes, est extraite d’un album intitulé The Boy With No Name (2007), car lors de l’accouchement de sa femme, le couple s’attendait à une fille et n’avait donc pas prévu de prénom pour l’enfant. Douglas en profite pour glisser un commentaire : “Maybe you should have called him Mathilda anyway“, ce qui déclenche des rires dans la foule et à ce quoi Fran répond que son fils aurait probablement eu une vie légèrement différente s’il l’avait nommé ainsi.
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Avant de jouer 3 Miles High, le chanteur nous explique qu’à force d’être connecté, les jeunes finissent par être en fait déconnectés de la réalité (difficile d’éviter les regards de certaines personnes en gradins alors que j’éteins mon portable sur lequel je prenais des notes depuis le début du concert). Vient enfin un de mes titres préférés, Re-Offender. “Nowadays, people do music to sell shit, nous explique Francis. When we write songs, we do it at the end of the bed, like floaty postcards to our family members. When I was a boy, my dad was beating my mom. She told me not to sing this one, but I decided to do it for the people going through the same thing.” Pas besoin de demander au public d’applaudir en rythme. Après Side, Francis nous fair l’honneur de descendre en fosse pour parler avec ses fans, pour savoir “ce que cela fait de voir Travis de leur point de vue.” Il échange quelques mots et câlins avec les fans, demandent leurs prénoms à certains et se promène dans la foule le temps de la chanson en prenant des selfies de temps en temps. (x)
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Travis en concert à l'Alhambra le 26 Mai 2016
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Une fois remonté sur scène, le chanteur nous joue Idlewilde, qui normalement est un duo avec la talentueuse Josephine Oniyama (Manchester) présent sur le dernier album. Enfin, le groupe termine ce magnifique live criblé d’interactions avec la première chanson que le groupe a écrite ensemble, All I Wanna Do Is Rock, avant de poursuivre avec Flowers in the Window (en acoustique au milieu de la fosse, celle-ci chantant les choeurs (x)), et Magnificent Time (les lampes-immeubles sur scène rappelleront quelque chose à ceux qui ont vu le clip). Francis nous avait confié en avril dernier qu’il espérait secrètement que le public reprenne la danse du clip en live, c’est chose faite ! Après avoir recueilli l’avis de deux très jeunes fans cachés en gradins sur le concert, Fran termine la soirée sur Why Does It Always Rain on Me?. C’est à contre-coeur que le groupe quitte la scène, mais pas de panique, il faut juste attendre quelques heures dehors pour qu’ils reviennent nous raconter de nouvelles histoires dans un Paris nocturne et vide : des musiciens d’une rare générosité.
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