The Pale White – Infinite Pleasure

La ville de Newcastle regorge de talents, on y connaissait déjà Maxïmo Park et plus récemment Sam Fender, pour ne citer qu’eux. C’est au tour des Pale White de sortir de l’anonymat avec leur premier album : Infinite Pleasure.

Ce trio est composé de deux frères Adam (chanteur et guitare) et Jack Hope (batterie) et d’un ami, Tom Booth (basse et choeurs). Leur premier single, Second Place, est sorti en 2016. Nous voici en 2021, ils auront donc pris leur temps pour sortir leur premier album !

L’album est globalement divisé en deux styles. D’un côté on retrouve des chansons rock entrainantes plutôt classiques et efficaces. De l’autre, des titres où le groupe s’autorise plus de libertés avec des prises de risques plus ou moins réussies. Autre information importante, 5 des 11 titres de Infinite Pleasure sont sortis sous forme de singles durant les années précédentes.

Les titres dits “classiques”

L’excellent That Dress est un exemple parfait de ce que savent faire The Pale White, c’est d’ailleurs leur tout premier succès. Toutes les principales caractéristiques du trio y sont répertoriées : une batterie tonique, soutenue par une ligne de basse bien présente et une guitare qui oscille entre riff et mélodie. À savoir que la version présente sur l’album est une version retravaillée et améliorée comparativement à l’originale sortie en 2016.

Glue et Take Your Time sont dans la même lignée avec deux excellents refrains bien que Glue soit légèrement plus dynamique tandis que Take Your Time arbore une ligne de basse plus efficace. Le single Medicine sorti en 2019 est également une grande satisfaction.

Il est évident que le groupe à certaines grandes influences que l’on retrouve notamment sur Sonder qui semble être le mix entre deux artistes bien connus. En effet, on pense à Queens of the Stone Age dans la dynamique globale du morceau et dans l’utilisation des choeurs, ainsi qu’à Jack White dans les sonorités de la guitare.

Malheureusement la répétition de la formule ne marche pas toujours comme sur Confession Box qui est un peu facile. On aurait presque la sensation d’avoir déjà entendu ce titre sur l’album. Il en va de même avec Nothing Lasts Forever malgré une excellente ligne de basse. Evidement, suivant les goûts de chacun les avis peuvent diverger selon les titres mais la sensation globale devrait être la même.

Les titres dits “prises de risques”

The Pale White débutent pourtant leur album en douceur avec un nouveau titre Infinite Pleasure qui fait une excellente introduction. Dès les premières notes on pressent une tension qui monte en puissance et qui finit totalement par exploser. Le final est rempli de rafales de batteries qui donnent envie de retrouver les salles de concert au plus vite…

Still No Taste est une courte reprise acoustique du refrain de Medicine. On peut légitimement supposer qu’ils se soient inspirés de leurs amis The Amazons avec lesquels ils ont beaucoup tourné en 2019. En effet, sur leur album Future Dust, The Amazons explorent cette idée de reprendre une section de leur chanson 25 en version acoustique avec 25 (Reprise).

Anechoic Chamber Blues est l’autre chanson acoustique de l’album. L’idée de casser un peu le rythme effréné de l’album est intéressante malheureusement elle est mal maitrisée. Le titre est légèrement long et très répétitif ce qui rend la chanson lassante et oubliable au fil des écoutes.

Heureusement, Infinite Pleasure finit en apothéose avec Frank Sinatra qui est tout simplement le plus long titre du groupe à ce jour avec ses 6 minutes et 50 secondes. La construction du morceau évoque notamment le travail de Last Train sur leur dernier album : The Big Picture.

Ce dernier morceau permet de donner de l’épaisseur à l’album et de sortir du prototype du rock facile que l’on peut retrouver par moments.

L’album est d’ailleurs fait pour la scène et ça s’entend, notamment au niveau des distorsions volontairement laissées sur le début de Infinite Pleasure, sur la fin de Glue et sur la fin de Nothing Lasts Forever.

Malgré de très nombreux singles sortis depuis 2016, The Pale White ont choisi de faire un premier album composé seulement de 11 titres. La formule semble être payante avec un premier album globalement cohérent et abouti.

TRACKLIST

Infinite Pleasure

Glue

Take Your Time

That Dress

Nothing Lasts Forever

Medicine

Confession Box

Anechoic Chamber Blues

Sonder

Still No Taste

Frank Sinatra

Nos morceaux favoris : That Dress, Medicine, Frank Sinatra

LA NOTE DU RÉDACTEUR : 7 / 10

Les autres notes :
Fabien : 6,5/10. Des débuts très prometteurs que l’on a hâte de voir sur scène.

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