Jungle – Loving In Stereo

Troisième album pour Josh Lloyd-Watson et Tom McFarland.

Leur dernier effort leur a valu un 9,5/10 par nos soins. Autant dire que Loving In Stereo est très attendu chez Sound of Britain. Irréprochables en studio comme sur scène, la belle histoire de Jungle continue de s’écrire avec un troisième album, composé de 14 titres. La magie opère-t-elle toujours ? La soul-funk fait-elle toujours autant d’effet ? Verdict.

Dry Your Tears a la lourde responsabilité d’ouvrir le bal, et c’est une très belle entrée en la matière. On plonge directement dans l’univers du groupe, entre chœurs et cordes frottées. Le fondu est pointu avec le titre phare si qualitatif qu’est Keep Moving, que l’on ne cesse d’écouter depuis sa sortie. La batterie nous donne alors le tempo pour lancer nos premiers mouvements de tête.

L’écoute se poursuit avec All of The Time, qui nous plonge directement dans les années 70 si chères au duo. Mais l’approche est là bien différente des deux premiers albums : le point de vue est plus recherché, plus incisif. La surprise est alors de taille sur Romeo, puisqu’un featuring en la personne du rappeur franco-américain Bas s’invite pour la première fois sur un album du groupe. Et quelle réussite.

La parenthèse envoûtante proposée par Lifting You est alors la bienvenue, riche de toute la délicatesse de Josh et Tom. Un titre assez classique mais qui met en lumière les propos des deux anglais : Jungle, c’est l’honnêteté, la connexion et l’amitié. Il s’agit d’être dans un collectif et une énergie collective, il s’agit d’esprit d’équipe.” Bonnie Hill vient alors prolonger cette atmosphère, pour un finish entre vents et cuivres.

Le mercure remonte indéniablement avec Fire, confirmant les risques assumés par le biais de ce titre instrumental peu coutumier pour nos deux londoniens. Voilà alors qu’une nouvelle transition avec Talk About It apporte de la fluidité dans l’écoute, ce qui est si rare aujourd’hui. Second single de l’album, ce dernier est apporté sur un plateau d’argent afin de démontrer toute sa qualité et ce pour notre plus grand plaisir.

Basse et claviers reprennent leurs droits sur No Rules, installant une aura sombre qui nous offre un voyage dans le temps. On s’imagine ensuite déjà en fosse en train de chanter le refrain de Truth, sublimement habillé d’un solo de guitare bien senti. Les deux garçons confirment cette sortie de leur zone de confort sur What D’You Know About Me?, en laissant le micro pour se concentrer sur un son au BPM qui aurait toute sa place en discothèque.

Le bouquet final nous accueille avec un conseil : Just Fly Don’t Worry, titre plus de transition qui effectue encore une fois un très bon parallèle par le biais de ses vagues avec Goodbye My Love. Un nouveau featuring est ici accrédité, en la personne de Priya Ragu. L’occasion d’évoquer que la collaboration avec Diplo et Damian Lazarus n’a pas été choisie ici, mais on ne peut que vous la conseiller.

En guise de cerise sur le gâteau, Can’t Stop The Stars a le délicat rôle de mettre un terme à cet album. Un titre magnifique, avec des paroles finales qui ne peuvent que faire sens pour nous aujourd’hui : “Je veux être jeune et libre ; Tout ce que je veux, c’est danser librement”. Paroles prises à la lettre, puisque nous serons bien évidemment au Zénith de Paris le 27 janvier prochain pour entendre en live ses nouvelles productions de grande qualité.

Pour ce troisième album, Jungle démontre toute l’étendue de son potentiel qui en fait un groupe si unique, comme une bouffe d’air frais à l’opposé des codes musicaux actuels.

TRACKLIST :

Dry Your Tears
Keep Moving
All of The Time
Romeo
ft. Bas
Lifting You
Bonnie Hill
Fire
Talk About It
No Rules
Truth
What D’You Know About Me?
Just Fly Don’t Worry
Goodbye My Love
ft. Priya Ragu
Can’t Stop The Stars


LA NOTE DU RÉDACTEUR : 8,5/10

Ses morceaux favoris : Keep Moving, All of The Time, Truth, Can’t Stop The Stars

Les autres notes :
Diane : 8/10. Merci Jungle pour l’album de l’été
Brian : 8,5/10. De quoi prolonger avec brio un été trop tardif ; ça va swinguer
Claire : 9/10. 40min de bonheur ensoleillé, on n’attend que le retour des festivals pour aller danser

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