Wet Leg

Wet Leg – Wet Leg

Le phénomène Wet Leg livrait son premier album, peut être le plus attendu de l’année dans le monde de l’indie rock en Angleterre. Alors, promesses tenues ?

Véritable révélation de 2021, Le duo Wet Leg originaire de l’Ile de Wright sortait peut être l’album le plus attendu de ce début d’année outre-Manche cette semaine. De notre côté, nous étions tout autant contaminés par la folie Wet Leg depuis l’été dernier. Juin 2021 marquait la sortie de leur premier single Chaise Longue, qui ne pouvait mieux personnifier le fameux flegme anglais. Les lignes mélodiques post-punk des guitares nous squattaient ainsi les méninges depuis (et ceux des collègues, titre testé et approuvé par tout l’open-space au bureau) et l’on attendait la suite avec impatience. Les quelques singles sortis depuis indiquaient d’ailleurs que des bonnes chose pour le premier album. 

Le cynisme du post-punk, la spontanéité de la pop

Avec toutes les punchlines sardoniques disséminées dans chacune des chansons de cet album éponyme, Rhian Teasdale et Hester Chamber auraient pu choisir le One Woman Show comme carrière. C’est toutefois leur talent pour marier des mélodies entêtantes toutes droit sorties de l’indie pop des années 90 à leurs paroles revendicatrices qui leur a attiré la curiosité de la planète musicale. Si les références musicales familières et rassurantes (The Breeders, Pavement) sautent facilement à nos oreilles sur Ur Mum et Oh No, c’est pourtant pour leur spontanéité et leur capacité à nous rester en tête si longtemps qu’on se dit que cet album restera comme un classique. 


Il faut dire que les chansons tombent justes. Incroyablement justes, à chaque fois. Comme cette remarque cynique qui touche en plein coeur en plein milieu d’une discussion, Wet Leg fait preuve d’une pertinence -musicale et lyrique- remarquable qui lui confère cette aura particulière. Sur ces 12 titres, on passe d’une émotion à l’autre sans s’en apercevoir : on danse sur Wet Dream, on se noie dans la mélancolie sur Loving You, on profite de l’étonnant et moussant Too Late Now. Malgré la lourde attente médiatique autour de leur single phare Chaise Longue, le groupe prouve par cet album avoir une large palette de nuances et d’univers musicaux à explorer. 


Il n’y a rien de fondamentalement nouveau dans ce post-punk teinté de pop, et dans le désenchantement de la jeunesse face à une société bancale et malade, mais c’est peut-être là que se trouve l’explication de l’obsession que l’on partage autour de Wet Leg. La bonne mélodie, les bonnes paroles, le tout livré avec un décalage permanent (on vous invite à aller regarder les clips homemade des singles) qui nous permettent de prendre la distance nécessaire de rire de l’absurdité de la situation actuelle. 

Tracklist :

Being in Love
Chaise Longue
Angelica
I Don’t Wanna Go Out
Wet Dream
Convincing
Loving You
Ur Mum
Oh No
Piece of Shit
Supermarket
Too Late Now

La note de la rédactrice : 9,5/10

Ses morceaux favoris : Wet Dream, Too Late Now, Chaise Longue, Piece of Shit, Being in Love

Les autres notes :
Lucyle : 9,5/10. C’est pop, c’est punk, c’est drôle et touchant et on les chante à tue-tête. Parfait ?
Fabien : 6/10. D’autres écoutes sont nécessaires car la première n’étonne en rien.
Diane : 8/10. Un premier album bien sympathique

Adélaïde : 7,5/10. Une éclosion printanière et prometteuse !

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