14 Août Rock en Seine 2026 : zoom sur les artistes britanniques et irlandais
À moins de 15 jours du lancement de l’édition 2026 du festival Rock en Seine, on fait le point sur l’ensemble des Britanniques et des Irlandais qui s’apprêtent à nous faire danser cette année.
Chaque année, Rock en Seine nous gâte avec une sélection musicale pointue. Et ce cru 2026 ne déroge pas à la règle puisque pas moins de 19 artistes d’outre-Manche se produiront dans le domaine de Saint Cloud, du 26 au 30 août prochains.
Mercredi 26 août – Sekou
Pour débuter cette édition, Rock en Seine voit les choses en grand avec la venue de Tyler, The Creator, mais avant son set, on vous encourage à tourner votre attention vers Sekou, sur la scène Roc-On Volkswagen, à 21h10. Ce chanteur britannico-ivoirien de soul/pop, dont la voix de baryton est immédiatement reconnaissable, a été nommé dans la catégorie Rising Star au Brit Awards en 2024 grâce à son premier EP, Out of Mind. Depuis, il a sorti deux mixtapes, In a World We Don’t Belong (Pt.1) et (Pt.2), et a attiré l’attention d’artistes confirmés tels que John Legend et Sam Smith.

Jeudi 27 août – Florence Road
Le jeudi 27, aux côtés de Lorde ou DJO, on retrouvera sur la Grande Scène à 16h25 l’un de nos nouveaux groupes favoris chez Sound of Brit : Florence Road. Le quatuor, qui a assuré la première partie de Wolf Alice ou The Last Dinner Party, et dont on a écouté le premier EP, Spring Forward, en boucle, vient de sortir un nouveau titre, l’irrésistible 7563. Un conseil, ne ratez pas cette occasion de les voir, les quatre Irlandaises sont terriblement efficaces en live.

Vendredi 28 août – Kingfishr, CMAT, Biffy Clyro, Wet Leg, Franz Ferdinand, TTSSFU
Amateur·ices de groupes britanniques, préparez-vous, cette journée du vendredi s’annonce sportive. Et pour cause, pas moins de six artistes originaires d’Outre-Manche sont programmés, et pas des moindres. La journée débutera sous le signe de l’Irlande puisque Kingfishr ouvrira les hostilités sur la scène BoursoBank à 15h40. Le trio originaire de Limerick ne manquera pas de faire chanter le public de Rock en Seine grâce à sa folk entraînante, notamment le titre Killeagh, devenu viral sur TikTok.

Place ensuite à l’excellente CMAT, programmée à 16h20 sur la Grande Scène. Si vous n’avez pas encore eu la chance d’assister à l’un de ses concerts, on ne peut que vous encourager à courir la voir tant chacun de ses shows est un véritable concentré d’énergie et de bonne humeur (et de bonne musique, évidemment). Son troisième disque, Euro-Country, lui a d’ailleurs valu de remporter le très convoité prix de Meilleur Album aux Ivor Novello Awards au mois de mai dernier.

Pas le temps de se remettre de nos émotions qu’il faudra à nouveau se ruer vers la scène Boursobank à 17h05 pour ne pas rater les premières notes de Biffy Clyro. Dire qu’on attend avec impatience le concert des Écossais serait un euphémisme tant ils nous ont impressionnés lors de leur passage par l’Olympia au mois de février dernier. Avec plus de 30 ans de carrière et 10 albums au compteur, la bande de Simon Neil n’a rien perdu de sa superbe, bien au contraire.

Retour illico vers la Grande Scène (oui, vous avez intérêt à avoir un bon cardio) pour retrouver Wet Leg, programmé à 17h55. Impossible de rater le set du groupe originaire de l’Île de Wight qui, à chaque concert, nous prouve que l’engouement qu’il rencontre depuis quelques années est amplement mérité. Après une double date réussie à l’Olympia, puis un set impeccable à Fourvière, on a vraiment hâte de renouveler l’expérience à Rock en Seine et de chanter et sauter sur mangetout, catch these fists et évidemment Chaise Longue.

Le concert de Wet Leg terminé, tentez d’économiser vos forces (même s’il sera difficile de résister à l’enchainement Sparks/Black Keys), car Franz Ferdinand fera son entrée à 21:05, sur la scène BoursoBank. Inutile de vous les présenter, Alex Kapranos et sa bande sont des habitués du festival et n’auront aucune difficulté à mettre le public dans leur poche. En même temps, comment résister à un groupe qui a composé des tubes comme Take Me Out, This Fire, Ulysses, Love Illumination ou encore, plus récemment, Build it Up et Hooked ?

Enfin, direction la scène Roc-On Volkswagen à 22h10 pour terminer cette journée du vendredi en beauté en compagnie de TTSSFU. Derrière cet alias se cache la native de Manchester, Tasmin Nicole Stephens, qui viendra présenter les compositions issues de ses deux mini-albums, Me, Jed and Andy et Blown. Au programme : shoegaze, voix envoûtante et une pointe de grunge.

Samedi 29 août – Maddy Street, Lambrini Girls, Man/Woman/Chainsaw, High Vis
Malgré le marathon musical du vendredi, pas question de traîner les pieds pour rejoindre le site du festival le samedi. Car c’est Maddy Street qui ouvrira la Scène AXS dès 16h20. L’artiste franco-britannique mélange l’anglais et le français dans des compositions engagées aux influences rock, pop, electro et rap, avec, très souvent, une pointe de second degré. Après avoir remporté le Tremplin Pernod Ricard en 2023, s’être produit notamment au Festival Beauregard et à Chauffer dans la Noirceur en 2024, puis avoir joué en première partie de Naïve New Beaters à l’Olympia, Maddy Street promet d’offrir un set explosif au public de Rock en Seine.

Place ensuite au punk avec les Lambrini Girls, programmées sur la Grande Scène à 17h. Là encore, préparez-vous à un live de haute volée puisqu’à chacun de leur passage en France – comme à La Maroquinerie ou au Stereolux en février 2025 -, les Britanniques nous ont toujours bluffés. L’attente est d’ailleurs d’autant plus grande cette fois-ci que leurs récentes dates françaises (en première partie de Wet Leg à Fourvière et au festival Musilac, notamment) ont malheureusement dû être annulées pour raisons de santé. Vivement, donc, ce passage à Rock en Seine, pour écouter les titres de Who Let the Dogs Out, mais aussi découvrir en live leur nouveau single, Cult of Celebrity.

À 18h50, direction la scène Roc-on Volkswagen pour voir l’un des groupes les plus en vogue du moment (et à raison !) : Man/Woman/Chainsaw. Fondé en 2019, le sextuor a peaufiné son style au fil des années et des concerts, avant de sortir son premier EP, Eazy Peazy, en 2024. L’année suivante, les Londoniens intègrent la liste des 100 groupes émergents à suivre de très près dressée par le NME. Désormais signé chez Fiction Records, le groupe a confirmé son indéniable talent pour composer des titres expérimentaux, mais toujours mélodieux, avec la sortie de son premier album, Cannonball, le 7 août dernier. À ne surtout pas rater !

Pas le temps de niaiser, à 19h45 le rendez-vous est pris avec un autre groupe de Londres, High Vis, sur la Scène AXS. Avec trois albums à son compteur – dont l’excellent Blending (2022) -, le quintet s’est fait une réputation pour ses textes très percutants (sur la lutte des classes, la santé mentale…), adoptant un style à la croisée du post-punk, du hardcore et du rock indie. Mais c’est aussi l’énergie sur scène du groupe, et notamment de son chanteur, Graham Sayle, qui comble les fans. Pas étonnant quand on sait que High Vis a récemment assuré la première partie d’un autre groupe connu pour avoir la bougeotte sur scène : Turnstile.

Dimanche 30 août – Dry Cleaning, Slowdive, Wolf Alice, Black Country, New Road, Mogwai, The Cure
C’est la deuxième grosse journée British du festival avec, à nouveau, six artistes programmés, dont un groupe mythique : The Cure. Mais commençons par le commencement. C’est sur la scène BoursoBank à 15h45 que le dimanche débutera pour les amateur·ices de musique britannique avec Dry Cleaning. Au fil des années, les Londoniens n’ont eu de cesse de remplir des salles de plus en plus grandes à Paris, pas étonnant, donc, qu’ils aient prévu 4 dates dans l’Hexagone au mois de novembre. Le public de Rock en Seine aura donc la chance d’avoir un petit avant-goût de leur tournée automnale, et de (re)découvrir en live les titres de leur nouvel album Secret Love, produit par une certaine Cate Le Bon.

Pas question de perdre du temps pour boire un verre, le set de Slowdive débutera sitôt celui de Dry Cleaning terminé, soit à 16h25, mais sur la Grande Scène. Un rendez-vous incontournable avec une légende du shoegaze britannique, qui avait d’ailleurs marqué le festival lors de son passage en 2017. Nul doute que, là encore, la magie opérera auprès des spectateurs, grâce aux classiques de Slowdive comme Alison ou When the Sun Hits, mais aussi Star Roving ou Sugar for the Pill, issues de leur sublime disque éponyme, ou encore des morceaux plus récents, à l’instar de Shanty, paru en 2023 sur l’excellent Everything is Alive.

Décidément, les jambes des festivalier·es vont encore devoir tricoter puisque Wolf Alice se produira ensuite à 17h25 sur la scène BoursoBank. Depuis la sortie de leur quatrième album, The Clearing, le 22 août dernier, le groupe originaire de Londres a enchainé les réussites. En effet, en plus de voir le disque se classer en 1ère position des ventes d’album en Grande-Bretagne lors de sa sortie, Wolf Alice a remporté le Brit Award du Groupe Britannique de l’année. Un succès amplement mérité et qui pourrait bien encore augmenter, puisque le quatuor ouvrira bientôt pour Olivia Rodrigo aux États-Unis.

Si, jusqu’à présent, on avait réussi à éviter les clashs, un dilemme va malheureusement se présenter ce dimanche puisque deux groupes joueront à 19h35 : Mogwai, sur la scène BoursoBank, et Black Country, New Road, sur la scène AXS. La solution est peut-être, pour des raisons purement logistique, de débuter par le set de BC,NR et de finir par celui de Mogwai afin de profiter un maximum de la musique de chacun, tout en évitant plus tard de devoir se frayer un chemin à travers tout le festival pour réussir à se placer pour The Cure. Mais on attend d’avoir le plan du site pour vous le confirmer. On regrette, en tout cas, de devoir faire un choix car on aurait aimé pouvoir pleinement profiter du concert de Mogwai, qui s’est fait trop rare en France dernièrement, sans avoir à rater BC,NR, dont le concert au Casino de Paris nous avait captivé.


Inutile de faire semblant, la star du jour, c’est bien The Cure. Après tout, l’annonce de leur nom a suffi pour faire s’envoler les billets du dimanche en un temps record. Et c’est bien normal. Pas la peine, donc, de perdre du temps pour vous convaincre d’aller les voir, si vous avez votre billet, c’est que vous êtes là pour eux. De notre côté, c’est bien simple, on rêve de ce concert depuis qu’il a été annoncé. Alors, on se croise devant ?

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